Malavita revisite avec humour le genre du polar

De son propre aveu, Tonino Benacquista est un piètre lecteur. L’auteur, qui a « vu les choses avant de les lire », revendique l’influence variée des séries TV et du cinéma sur son écriture.

MalaviTonino Benacquistata encore, son tout dernier roman paru le 17 avril dernier, n’est pas sans rappeler l’univers noir des Incorruptibles, série policière culte des années 60. On retrouve les personnages et l’atmosphère qui ont fait le succès du premier volet Malavita.

Ex mafieux de la pègre new-yorkaise, Blake et sa petite famille vivent désormais une existence sans histoires… ou presque. Les parents, Fred et Maggie et leurs enfants Belle et Warren sont désormais installés en France au fin fond de la Drôme.

Devenu romancier à succès, Blake exploite ses anciennes péripéties de gangster sous le pseudonyme de Lazlo Pryor. Mais confronté aux désirs d’indépendance de son épouse et à la révolte de sa progéniture en pleine crise d’adolescence, il découvre les affres d’un quotidien beaucoup plus mouvementé que prévu.

Avec cette peinture burlesque d’une famille à la dérive, Benacquista signe un pastiche réussi du roman policier. Derrière l’apparente légèreté, l’écrivain exploite avec une pointe de cynisme des thèmes plus dramatiques comme l’impossibilité de la rédemption.

Pour en savoir plus sur Tonino Benacquista et son œuvre, je vous recommande un portrait très complet sur Polar.org, le blog des Polars, et une interview sur le site d’Anous.

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