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    <title><![CDATA[Art et Littérature]]></title>
    <link>http://www.art-et-litterature.fr/</link>
    <description>Point de vue, réflexions et lieu d'échanges sur l'Art et la Littérature, de l'antiquité à nos jours. </description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Art et Littérature]]></title>
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    <pubDate>Thu, 23 Feb 2012 02:34:26 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 23 Feb 2012 02:34:26 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.art-et-litterature.fr</copyright>            <category>Culture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le truculent bestiaire de Serge Scotto]]></title>
        <link>http://www.art-et-litterature.fr/article-le-truculent-bestiaire-de-serge-scotto-99604402.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/astrid_truie.jpg" alt="astrid_truie.jpg" class="GcheTexte" style="border-image: initial; float: left; margin: 10px; border: 0px solid #000000;"
    height="300" width="188">Avec son recueil au titre assassin, <em>Qui veut égorger Astrid la truie</em>, <strong>Serge Scotto</strong> nous livre quatre satires douces-amères, à l’humour «
    groinçant ». La saveur des récits tient, pour une large part, à l’imagination débordante de l’auteur qui façonne des héros rocambolesques.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il y a bien sûr <strong>Astrid</strong> – dont le nom s’affiche sur la couverture - une truie intellectuelle qui fuit sa province pour la ville, où elle connaîtra de pénibles mésaventures.
    L’originalité de cette nouvelle, écho inversé au <em>Truisme</em> de Darrieussecq, provient de son décalage : Astrid est le seul personnage animal (excepté son ami le merle) parmi les hommes.
    L’héroïne porcine évolue dans un monde humain ou, pour mieux dire, inhumain dans son humanité. Car la truie apprendra à ses dépens que la culture, la finesse et l’intelligence qu’elle envie aux
    êtres humains ne sont que le masque de la barbarie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quant à monsieur Girafe, qui a pris plaisir à traquer les contribuables toute sa vie durant, il doit se confronter à la vengeance de Kanar Lake, qu’il rencontre au purgatoire. Le contrôleur des
    impôts a tout de même droit à la rédemption pour échapper au terrible châtiment, digne de Sodome et Gomorrhe, ourdi par son ancienne victime. Mais, pour sa délivrance, il doit rompre avec ses
    habitudes et adopter une conduite exemplaire. Ce qu’il tente de faire, non sans maladresse.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    J’ai eu un vrai coup de cœur pour la troisième nouvelle, <em>La folie de Jeanne d’Arc</em>, qui met en scène la résurrection de la pucelle d’Orléans par l’entremise d’une statue&nbsp;à son
    effigie. La statue vivante, miraculeusement animée sous l’effet d’une chaleur caniculaire, s’en prend aux membres d’un parti politique douteux avant d’arpenter les ruelles du village d’Alby.
    Cette Jeanne d’Arc dotée d’une folie destructrice, bien loin des images d’Épinal, témoigne de ce que l’homme a fait à ses icônes en dressant&nbsp;les emblèmes idylliques et artificiels de son
    histoire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Enfin, le lecteur averti reconnaîtra dans le roi <em>pleurnicheur</em>, quatrième et dernier récit, une fable moderne fort à propos en ces temps de remise en question électorale.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Derrière l’apparente légèreté et les jeux de mots croustillants, la réflexion sous-jacente de l’auteur est à peine voilée. Serge Scotto porte un regard intransigeant sur les travers de notre
    société (tour à tour narcissique ou vénale) et revisite avec brio la fonction originelle de la Satire : utiliser un monde imaginaire pour mieux dénoncer les vicissitudes des contemporains. En ce
    sens, <em>Qui veut égorger Astrid la truie</em> répond parfaitement à l’idéal esthétique rabelaisien : mêler le divertissement aux nourritures plus « substantifiques » de l’esprit.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    -------------------------
  </p>
  <p>
    Serge SCOTTO, <a title="Qui veut égorger Astrid la truie ? Le littéraire" href="http://www.lelitteraire.com/article4782.html" target="_blank">Qui veut égorger Astrid la Truie</a>, Editions du
    Littéraire, Paris, Décembre 2011
  </p>
  <p>
    Disponible sur <a title="Amazon - Serge Scotto" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2919318039/lelitteraicom-21" target="_blank">Amazon</a>.
  </p>
  <div>
    <iframe frameborder="0" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xoabuw"></iframe><br>
    <a href="http://www.dailymotion.com/video/xoabuw_litterature-serge-scotto-est-de-retour_creation" target="_blank">Littérature: Serge Scotto est de retour!</a> <em>par <a href=
    "http://www.dailymotion.com/LCM" target="_blank">LCM</a></em>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 18 Feb 2012 15:55:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">25b42000ce2077f566156f6d163b3b7c</guid>
                <category>Littérature</category>        <comments>http://www.art-et-litterature.fr/article-le-truculent-bestiaire-de-serge-scotto-99604402-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Lelittéraire : un site à retenir… et qui vous retiendra]]></title>
        <link>http://www.art-et-litterature.fr/article-lelitteraire-un-site-a-retenir-et-qui-vous-retiendra-98631399.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Sur Internet, les espaces dédiés aux livres se multiplient. Mais dénicher la perle rare, où l’on trouvera de vraies critiques, à rebours des panégyriques – ô combien immérités – lancés aux
    derniers succès commerciaux, relève de la gageure.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Voici pourtant un site que les amateurs de Littérature (avec un grand L) vont explorer avec délectation : <a title="Lelittéraire.com" href="http://www.lelitteraire.com/">Lelittéraire.com</a>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour s’en convaincre, il suffit de lire la critique de <strong>François Xavier</strong> consacrée au <a title="Une année studieuse, Anne Wiazemsky" href=
    "http://www.lelitteraire.com/article4818.html">roman-confession</a> de Anne Wiazemsky, reclassé à juste titre dans la liste des ouvrages à jeter. Ici, pas d’éloges corrompus, dictés par les
    revendications des éditeurs ou la célébrité d’un patronyme, mais une mise en lumière des « pépites » par des chroniques qui sonnent juste, au style ciselé et au vocabulaire choisi. Chaque
    rubrique est présentée avec un humour teinté d’élégance et l’on vogue, un peu par sérendipité, beaucoup par plaisir, d’un article à l’autre sans avoir envie de s’en aller.
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/top.jpg" alt="top" class=" noAlign" style="display: block; border: 0px solid #000000; margin-left: auto; margin-right: auto;" height="75" width=
    "570">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Autre richesse, <strong>Lelittéraire</strong> n’affiche pas de préférence nationale ; les coups de cœur des rédacteurs mettent à l’honneur le Danemark (voir le <a title="Les enfants des cornacs"
    href="http://www.lelitteraire.com/article4813.html">beau synopsis</a> de l’œuvre de <strong>Peter Høeg</strong>) et l’Afrique (notamment <strong>Henri Lopès</strong>). Un tour du monde littéraire
    qui permet au lecteur-voyageur d’élargir ses horizons. Pas non plus d’élitisme inapproprié puisque tous les genres, du beau livre à la bande-dessinée, en passant par les « inclassables », y sont
    représentés.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A contre-courant d’une certaine webosphère, <strong>Lelittéraire</strong> relève de ce que le bibliophile est en droit de trouver sur Internet : un site passionnant, réalisé par des passionnés.
    Un peu, en somme, comme un salon littéraire tel qu’on pouvait en trouver aux temps des Lumières… la modernité du support en plus.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A (re)découvrir aussi : <a title="Les éditions du Littéraire, maison d'édition" href="http://leseditionsdulitteraire.wordpress.com/">Les éditions du Littéraire</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 12:57:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2bfe4076de8e7746d47c451028f9e45a</guid>
                <category>Littérature</category>        <comments>http://www.art-et-litterature.fr/article-lelitteraire-un-site-a-retenir-et-qui-vous-retiendra-98631399-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le lecteur idéal]]></title>
        <link>http://www.art-et-litterature.fr/article-le-lecteur-ideal-98086798.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/253x299/2/88/45/05/Images/Emil-Nolde-Printemps-dans-la-chambre-1904.jpg" alt="Emil-Nolde-Printemps-dans-la-chambre-1904" class="noAlign" style=
    "float: left; border: 0px solid #000000; margin: 10px 10px;" height="384" width="325">Le goût du lecteur : voilà l'implacable verdict qui conditionne le succès d'un écrivain. Le lecteur, loin
    d'être un simple "récepteur" se pose comme juge et critique du livre qu'il a entre les mains, tenant l'auteur à sa merci. Pire, il réinterprète l'œuvre en fonction de son vécu, de son
    environnement culturel ou de ses lectures précédentes, déformant ainsi son sens premier, au mieux pour l'enrichir à la façon d'un <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_M%C3%A9nard_(personnage_litt%C3%A9raire)">Pierre Ménard</a>, au pire pour l'en vider de toute substance.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans ces conditions, on comprend que l'expérience de lecture puisse être source de frustrations pour les écrivains. Certains ne cachent pas leur animosité envers les lecteurs médiocres,
    incapables de comprendre leur production. Dans <em>City of Glass</em>, premier volet de sa trilogie new-yorkaise, <strong>Paul Auster</strong> imagine une confrontation entre Quinn - son pendant
    romanesque - et une de ses lectrices :
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    "Il se passa ensuite quelque chose d'étrange.&nbsp;Quinn&nbsp;déplaça son&nbsp;attention vers la jeune femme assise à sa droite [...]. Elle lisait pourtant un livre, une édition de poche à la
    couverture agressivement vulgaire, et Quinn se pencha imperceptiblement à droite pour en apercevoir le titre. Contre toute attente, c'était un livre qu'il avait écrit lui-même, <em>Passe
    suicidaire</em>, de William Wilson, le premier des romans avec Max Work. Quinn s'était souvent représenté cette situation : le plaisir soudain, inattendu, de tomber sur l'un de ses lecteurs. Il
    avait même imaginé la conversation qui s'ensuivrait : lui, délicieusement embarrassé pendant que l'étranger faisait l'éloge du livre, puis, avec beaucoup de résistance et de modestie, acceptant
    ("puisque vous y tenez") d'inscrire une dédicace sur la page de titre. Mais maintenant que la scène avait lieu, il se sentait très déçu, voire irrité. La jeune fille assise à côté de lui ne lui
    plaisait pas, et il était offensé de la voir parcourir avec désinvolture ces pages qui lui avaient demandé tant d'efforts. Il se retint pour ne pas lui arracher le livre des mains et s'enfuir
    dans la gare avec."
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/Images/rene-magritte-L-6.jpeg" alt="rene-magritte-L-6" class=" noAlign" style="float: right; border: 0px solid #000000; margin: 10px 10px;" height=
    "300" width="371">Reste aux écrivains la possibilité de façonner leur lecteur idéal, celui qui saura les interpréter au plus juste, comprendre la portée de leurs mots, déceler son intuition entre
    les lignes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ces bons lecteurs que Borges décrivait comme "des oiseaux rares, encore plus ténébreux et singuliers que les bons auteurs" ne sont accessibles que par la fiction. Le lecteur idéal peut être
    Marcel, le bibliovore de la&nbsp;<em>Recherche du Temps perdu</em> ou le héros anonyme de <em>Si par une nuit d'hiver un voyageur</em>... A moins qu'il n'envoie des lettres à <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Barth">John Barth</a> pour lui dicter la trame de son récit.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais si les écrivains jouent à métamorphoser en personnage celui qui lit les lignes qu'ils ont&nbsp;tracées, ils n'en sont pas moins des images fallacieuses esquissées par l'esprit de leur
    lecteur. C'est sur ce mode idéalisé que le dialogue silencieux entre l'auteur et son public peut exister et mimer une rencontre unique, qui n'a lieu qu'à travers l'espace du livre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 28 Jan 2012 16:56:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3c9767c148379e276ec03f105d360ab8</guid>
                <category>Littérature</category>        <comments>http://www.art-et-litterature.fr/article-le-lecteur-ideal-98086798-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'œil de Munch]]></title>
        <link>http://www.art-et-litterature.fr/article-l-oeil-de-munch-97605205.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://img.over-blog.com/229x300/2/88/45/05/Images/Munch-autoportrait.jpg" alt="Munch-autoportrait.jpg" class="noAlign" style=
    "border-image: initial; float: left; margin: 10px; border: 0px solid #000000;" height="350" width="267">Dernier week-end pour se rendre à l’exposition du centre Georges Pompidou consacrée à
    Edvard Munch. "L’œil Moderne" : c’est avec ce titre accrocheur, mystérieux et anachronique, que les commissionnaires ont choisi de définir l’expressionniste norvégien.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce n’est pas la première fois qu’Edvard Munch est l’objet d’une exposition parisienne. On se souviendra de "l’Anti-cri", proposée en 2010 par la Pinacothèque. Mais ce parcours autour de l’œuvre
    qu’elle éludait, peu documenté et encore moins structuré, laissait le visiteur sur sa faim. L’exposition du centre Pompidou m’a fait une impression fort différente. "L’œil moderne" m’a alloué un
    regard neuf, plus intime, sur ce peintre que j’affectionne.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    J’y ai découvert non plus seulement un peintre, mais un artiste polyvalent, photographe, metteur en scène, graveur, composant et recomposant à l’infini une œuvre protéiforme. Un visionnaire qui
    essaya tous les médiums pour explorer perpétuellement les origines de son art et de son être.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Auto-photographies</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour Munch, la photographie est l’instrument autobiographique<img width="310" height="350" style="border: 0px solid #000; margin: 10px 10px;" class=" DrteTexte" alt="enfant-malade-munch.jpg" src=
    "http://img.over-blog.com/266x300/2/88/45/05/Images/enfant-malade-munch.jpg"> par excellence. Elle lui accorde ce que l’autoportrait lui interdit. La peinture ne fait que reproduire le point de
    vue de l’homme qui se regarde dans un miroir sous un angle identique ; celui qu’il connaît déjà de lui. Pour se photographier, Munch retourne contre lui l’objectif, geste très répandu de nos
    jours. Cette technique permet à l’artiste de capter des traits inédits de son visage, de percer les facettes inexpliquées de son âme, comme si la somme des images fugaces capturées&nbsp;par
    l’appareil lui donnaient accès à un tout : son individualité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Réitérations</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La quête de soi en tant qu’artiste apparaît également dans la reprise des tableaux précédents. Munch propose sept versions des <em>Jeunes filles sur le pont</em>, six de l’<em>Enfant malade</em>,
    produites à plusieurs années d’intervalle. Loin d’être des copies, les redites sont de nouvelles œuvres à part entière qui traduisent le besoin obsessionnel de Munch&nbsp;de&nbsp;se trouver à
    travers sa production. Le recul du temps confère aux répétitions un sens nouveau : chaque détail ajouté ou retranché au fil des versions a son importance.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>L’ombre et la lumière</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les paysages de Munch, injustement moins célèbres que ses portraits, reflètent la qualité de son travail sur la lumière, digne des impressionnistes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La <em>Nuit étoilée</em>, qui fait écho à celle de Van Gogh, plonge le spectateur dans une obscurité subtilement éclairée. Le spectre du peintre, profilé sur l’eau lumineuse, surgit des ténèbres
    pour exprimer son intense sentiment de solitude face à la nature :
  </p>
  <p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">
    "L'art est le contraire de la nature. Une&nbsp;œuvre d'art ne vient que du plus profond de l'être humain. L'art est la forme que prend une image à travers les nerfs - le coeur - le ceveau - l'
    œil de l'être humain."
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/Images/nuit-etoilee-munch.jpg" alt="nuit-etoilee-munch" class=" noAlign" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px 0px;" height="385" width=
    "274">
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/Images/van-gogh-nuit.jpg" alt="van-gogh-nuit" class=" noAlign" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px 0px;" height="310" width="412">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt;">Ci-dessus, en haut : Nuit étoilée de Munch, en bas : Nuit étoilée sur le Rhône de Vincent van Gogh</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans <em>Le Soleil</em>, au contraire, la lumière éblouit : elle devient le centre du tableau. Cette toile m’a rappelée le Regulus de Turner, un autre peintre qui peignit le soleil. Turner y
    retranscrit la torture du général romain, à qui l’on coupa les paupières et que l’on força à regarder le soleil pour lui brûler les yeux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img width="400" height="266" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px 0px;" class=" noAlign" alt="soleil.jpg" src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/Images/soleil.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img width="400" height="295" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px 0px;" class=" noAlign" alt="turner-regulus.jpg" src=
    "http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/Images/turner-regulus.jpg">&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt;">Ci-dessus, en haut : Le Soleil de Munch, en bas : Regulus de Turner</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais dans <em>Le Soleil</em> de Munch, l’astre solaire dardant ses rayons incandescents est comme un œil – celui du peintre, encore une fois – qui cherche à scruter le monde. Cette toile apporte
    d’ailleurs une autre lecture de sa biographie. Peintre des tourments, de la maladie, de l’angoisse, Munch est aussi un observateur de son temps dont le regard-miroir ne cesse de nous révéler à
    nous-mêmes.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 21 Jan 2012 17:27:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5929837b0807d7ad4bb73e7562fbe8df</guid>
                <category>Expositions - Art actu</category>        <comments>http://www.art-et-litterature.fr/article-l-oeil-de-munch-97605205-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Artistes désœuvrés]]></title>
        <link>http://www.art-et-litterature.fr/article-artistes-desoeuvres-97080020.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img width="312" height="325" style="border: 0px solid #000000; margin: 10px 10px;" class="GcheTexte" alt="Adriaen van Ostade " src=
    "http://img.over-blog.com/312x325/2/88/45/05/Adriaen_van_Ostade_006-986x1024.jpg">Si les figures d'artistes sont légion dans les textes littéraires, peu d'entre elles sont des portraits
    flatteurs. Peintres maudits aux créations stériles ou leurrés par leur désir de perfection, idéalistes déchus, aveuglés par leur idolâtrie aux maîtres... Les faiseurs d'art sont rarement encensés
    sous la plume des écrivains.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans le <em>Chef d’œuvre inconnu</em> de Balzac, le peintre Frenhofer œuvre dix ans sur le tableau de <em>La Belle Noiseuse</em>. Le maître retouche encore et encore la toile, jusqu’à détruire
    son travail à force de perfectionnisme. Lorsqu’il révèle enfin sa toile au public, celle-ci n’est plus qu’un amas indéchiffrable de couches colorées. La quête d’absolu a tétanisé le peintre,
    incapable d’achever son tableau.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a title="Henry James" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_James">Henry James</a> exploitera plus tard ce motif dans la <em>Madone du Futur</em>, en inversant toutefois le dénouement du
    récit&nbsp;balzacien. Le narrateur, amateur d’Art, se rend à Florence pour admirer les chefs-d’œuvre que la cité renferme. Au cours d’une promenade, il fait la rencontre d’un peintre d’apparence
    modeste, mais dont les connaissances artistiques et la sensibilité suffisent à le convaincre de son talent prometteur. L’artiste prétend travailler sur un portrait de Madone qui réunirait à lui
    seul les traits sublimes des Madones déjà produites. Pourtant, le créateur repousse sans cesse le moment de découvrir sa toile. Poussé par la curiosité, le narrateur cherche à percer le mystère
    du tableau gardé secret. Lorsqu’il y parvient, il réalise que l’œuvre tant vantée n’existe pas : la toile est vierge.&nbsp;Contrairement à Frenhofer, l’artiste désœuvré n’a même pas la
    consolation de croire en son génie. Il a pleinement conscience de son échec.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img width="280" height="345" style="border: 0px solid #000000; margin: 10px 10px;" class=" DrteTexte" alt="la condition humaine-magritte" src=
    "http://img.over-blog.com/280x345/2/88/45/05/la_condition_humaine-magritte.1261655386.jpg">Comment expliquer ces représentations d’œuvres manquées, que l’on retrouve encore chez <a title=
    "Hoffmann, les élixirs du Diable" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_%C3%89lixirs_du_Diable" target="_blank">Hoffmann</a>,&nbsp;<a title="Zola, l'Oeuvre" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/L'%C5%92uvre_(%C3%89mile_Zola)" target="_blank">Zola</a>&nbsp;ou <a title="Gogol, le portrait" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Portrait" target=
    "_blank">Gogol</a> ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Doit-on y reconnaître un <em>paragone</em> qui confronterait le peintre non plus au sculpteur, mais au romancier ? Car si la&nbsp;créativité des personnages de Balzac ou James est réduite à
    néant, les œuvres littéraires qui les contiennent, elles, existent bel et bien, savourant le triomphe de leur aboutissement.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Peut-on voir au contraire dans l’infécondité des artistes un pendant sublimé des affres des écrivains, tourmentés par l’angoisse de la page blanche ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les deux hypothèses sont viables, bien que les auteurs semblent surtout dénoncer la recherche d’une toute-puissance à travers l’image, non pas suggérée (par les mots) mais reproduite (sur le
    tableau).&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dès lors, il n’est pas étonnant de découvrir des récits fantastiques mettant en scène des portraits diaboliques comme celui de <em>Dorian Gray</em> ou de <a title=
    "Le portrait Ovale, Edgar Allan Poe" href="http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article1050" target="_blank">Poe</a>. Ces histoires résonnent comme un avertissement destiné aux lecteurs : «
    Méfiez-vous des images, préférez-leur les mots. »
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Source d’illusions, les images peuvent tromper les oiseaux cherchant à picorer <a title="Anecdote des raisins de Zeuxis" href="http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0901271856.html" target=
    "_blank">les raisins de Zeuxis</a>, ou les <a title="Le soldat de Baltimore" href="http://michel.balmont.free.fr/pedago/acteur/baltimore.html" target="_blank">soldats de Baltimore</a>&nbsp;que
    nous pourrions devenir.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 14 Jan 2012 10:46:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4da3f16ee08686deaf7e46d7b14ba90c</guid>
                <category>Littérature</category>        <comments>http://www.art-et-litterature.fr/article-artistes-desoeuvres-97080020-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Parution : Double absurde et autres nouvelles]]></title>
        <link>http://www.art-et-litterature.fr/article-parution-double-absurde-et-autres-nouvelles-96206205.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <a class="nopopup" href="http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=35916" target="_blank"><img src=
    "http://img.over-blog.com/200x316/2/88/45/05/double-absurde-nouvelles.jpg" alt="double-absurde-nouvelles" title="Double absurde nouvelles" class="DrteTexte" style=
    "float: right; border: 0px solid #000; margin: 5px 5px;" height="250" width="158"></a>Ami lecteur, vous qui voyagez de livres en livres, vous avez certainement vécu cette expérience qui consiste
    à déceler des coïncidences (trop nombreuses pour être anodines) entre les <strong>personnages romanesques</strong>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dès lors, n’avez-vous jamais rêvé que ces êtres de papier aux similitudes si surprenantes traversaient la reliure qui les retenait prisonniers pour, enfin, se rencontrer ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Imaginez que <a title="Jacques le Fataliste" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_le_fataliste_et_son_ma%C3%AEtre" target="_blank">Jacques le Fataliste</a> croise <a title="Tristram Shandy"
    href="http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux/Tristram-Shandy-ou-le-livre-des.html" target="_blank">Tristram Shandy</a>, que <a title="Tartarin de Tarascon" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Tartarin_de_Tarascon" target="_blank">Tartarin de Tarascon</a> se prenne d’amitié pour <a title="Sancho Panza" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sancho_Panza"
    target="_blank">Sancho Panza</a>, que <a title="Lafcadio" href="http://francois.darbonneau.free.fr/dandlitt/lafcadio.html" target="_blank">Lafcadio</a> organise l’évasion de <a title=
    "Meursault, Camus" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L'%C3%89tranger" target="_blank">Meursault</a>, échappant ainsi au contrôle des écrivains qui leur ont insufflé vie ? Des
    <strong>écrivains</strong>, d’ailleurs, qui ont &nbsp;mis tant d’eux-mêmes dans leurs personnages qu’il ne serait pas étonnant de les voir devenir à leur tour des <strong>héros de
    fictions</strong>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Double absurde</em> est un recueil de dix nouvelles qui sont autant de mondes imaginaires où des célébrités romanesques se rencontrent, vivent des histoires en dehors de leurs œuvres
    respectives ou dialoguent avec leurs créateurs.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Un parcours fictif, burlesque et tendre, qui donne à lire et à redécouvrir sous un nouveau jour les plus grands classiques de la Littérature.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Extraits :&nbsp;</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    -----------------------
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Don Quichotte se tourna vers son valet et aperçut Tartarin.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    — Qui est l’homme qui t’accompagne, Sancho ?&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    — C’est un Français que j’ai trouvé sur la route. Il n’a pas l’air très futé au premier abord mais il n’est pas méchant. Regardez toutes les friandises qu’il a apportées, dit le valet en ouvrant
    son bissac.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    — Quel est votre nom ? demanda Don Quichotte à l’explorateur.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    — Tartarin de Tarascon, honoré de faire votre connaissance, ô valeureux Don Quichotte. J’ai lu toutes vos aventures. Jamais je n’aurais cru avoir l’occasion de vous rencontrer en chair et en
    os.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    — J’espère que vous avez eu en main l’histoire de mes véritables aventures, car il circule toutes sortes de versions apocryphes, toutes plus invraisemblables les unes que les autres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    — Rassurez-vous, celles que j’ai lues sont on ne peut plus véridiques. Je les ai dévorées du début à la fin.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    — Ah oui ? fit Don Quichotte, dont l’intérêt s’était éveillé. Alors vous pourrez certainement répondre aux interrogations qui n’ont de cesse de me torturer. Combien de temps vais-je devoir
    patienter avant de retrouver ma Dulcinée du Toboso ? Va-t-elle daigner m’accorder ses faveurs ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Tartarin, à qui la fin du <em>Don Quichotte</em> était revenue en mémoire, se mordit la lèvre. Il se promit à l’avenir de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Parole de menteur</em>, pages 120-121
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    --------------------
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Borges ne mit guère de temps à se poser l’inévitable question : qu’allait-il trouver en soulevant la couverture de ses propres œuvres ? Il pensa avec amertume à Bustos Domecq, ce personnage
    d’écrivain mi-fictif, mi-réel qu’il avait inventé de toutes pièces et qui avait tenté de s’approprier son travail. Il se demanda si les livres de son hétéronyme n’avaient pas fini par phagocyter
    les siens. Celui pour lequel il éprouvait le plus grand attachement était son hommage au poète Evaristo Carriego.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il dénicha l’ouvrage et souleva doucement la reliure. L’écrivain constata, submergé par une immense rancœur, que le texte avait été entièrement effacé. Il feuilleta à plusieurs reprises le livre,
    qui ne comportait plus qu’un amas de pages blanches. Il allait refermer le tas de papier avec un geste brusque exprimant toute sa souffrance, quand il remarqua une irrégularité à la surface du
    vélin. Comme par réflexe, il se mit à gratter l’imperfection avec le bout de son ongle. Le minuscule défaut se transforma alors en une tache opaque. Plus il grattait, plus la tache s’élargissait.
    Elle croissait de seconde en seconde, débordant du livre, qui avait glissé de ses mains ; rapidement, elle forma une mare solide qui se répandit sur le sol. Puis elle s’épanouit en spirales
    tentaculaires, qui grandirent à une vitesse vertigineuse et engloutirent les objets qui se trouvaient à leur portée.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Borges se sentit happé par cette force extraordinaire contre laquelle il n’opposa aucune résistance, comme si depuis longtemps déjà il s’y était mentalement préparé. Il fut aspiré à l’intérieur
    du livre qui se referma sur son passage.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Le kaléidoscope</em>, pages 174-175
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    --------------------
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a title="Double absurde et autres nouvelles" href="http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=35916">Double absurde et autres nouvelles</a>, Cécile Avouac,
    Editions l'Harmattan, 2011.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 05 Jan 2012 14:48:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">38f04b442989a9d379aa89c1a1837f3d</guid>
                <category>Littérature</category>        <comments>http://www.art-et-litterature.fr/article-parution-double-absurde-et-autres-nouvelles-96206205-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Murmures artistiques]]></title>
        <link>http://www.art-et-litterature.fr/article-murmures-artistiques-60497229.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Il n’est pas toujours nécessaire de se trouver coincé entre quatre murs pour dénicher une œuvre d’art. Loin des musées et des salles d’exposition, les façades de Paris recèlent des trésors,
    parfois griffés de maîtres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Le passe-muraille</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Hommage au <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Passe-muraille</em>, la plus fameuse nouvelle de Marcel Aymé, le mur du 17 rue Norvins est le lieu où se croisent réalité et fiction. La
    sculpture réalisée par Jean Marais représente le personnage de Dutilleul, doté du pouvoir de traverser les murs. Conformément au récit, il s’y trouve enserré dans la pierre, prisonnier du dernier
    mur qu’il tenta de traverser.
  </p>
  <p>
    <img width="374" height="500" alt="passe_muraille.jpg" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/374x500/2/88/45/05/passe_muraille.jpg">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Non loin de lui figure l’épitaphe du passe-muraille comme le souffle de l’écrivain glissant sur son œuvre immortalisée&nbsp;: «&nbsp;C’est Garou-Garou Dutilleul qui lamente la fin de sa glorieuse
    carrière et le regret de ses amours trop brèves. Certaines nuits d’hiver, il arrive que le peintre Gen Paul, décrochant sa guitare, s’aventure dans la solitude sonore de la rue Norvins pour
    consoler d’une chanson le pauvre prisonnier, et les notes, envolées de ses doigts engourdis, pénètrent au cœur de la pierre comme des gouttes de clair de lune.&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Le cadran de Dali</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A défaut de donner l’heure, le cadran solaire de Salvador Dali se laisse agréablement contempler. Ce visage aux allures de coquillage, juché sur le mur du 27 rue Saint jacques, s’inscrit dans la
    lignée des figures plébiscitées par le surréaliste. Un petit bout de mur qui fit grand bruit lors de son intronisation publique par le peintre en 1966.
  </p>
  <p>
    <img width="500" height="283" alt="cadranDali" class="noAlign" src="http://img.over-blog.com/500x283/2/88/45/05/cadranDali.jpg">
  </p>
  <p>
    <strong>Le mur des lamentations</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    S’il existe un mur au destin tragique c’est bien le groupe sculpté du square Samuel-de-Champlain, qui devait à l’origine être intégré au Père Lachaise pour commémorer les victimes de la Semaine
    Sanglante. <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="mso-spacerun: yes;"><img width="500" height="311" alt="Square-Samuel-de-Champlain" class="noAlign" src=
    "http://img.over-blog.com/500x311/2/88/45/05/Square-Samuel-de-Champlain.jpg"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Laissé à l’abandon avant d’être déplacé, il échoua à l’extérieur du Cimetière. Au-dessus des pierres criblées d’impacts de balles, l’Allégorie de la Justice étend les bras pour protéger les
    communards.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Mur-aux-rats</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Imperceptible à l’œil des passants trop hâtifs,&nbsp;les deux rats du 35 rue Fortuny sont pourtant plus vrais que nature.
  </p>
  <p>
    <img width="192" height="300" src="http://img.over-blog.com/192x300/2/88/45/05/rats-rue-Fortuny.JPG" class="noAlign" alt="rats-rue-Fortuny">&nbsp;&nbsp;<img width="367" height="300" src=
    "http://img.over-blog.com/367x300/2/88/45/05/rue-fortuny-paris-copie-1.JPG" class="noAlign" alt="rue-fortuny-paris-copie-1">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le bâtiment abrita l’hôtel particulier de Sarah Bernhardt avant d’être en partie démoli par son nouveau propriétaire Adolphe Dervillé. La rue Fortuny changea maintes fois de visage, mais les deux
    rongeurs, probables vestiges de l’époque Gothique, résistèrent admirablement aux assauts du temps.&nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 07 Nov 2010 18:58:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">69be33afd275e8351db6b103f3eccac5</guid>
                <category>Lieux insolites</category>        <comments>http://www.art-et-litterature.fr/article-murmures-artistiques-60497229-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le chant de Werther]]></title>
        <link>http://www.art-et-litterature.fr/article-le-chant-de-werther-44930503.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Beaucoup d’adaptations peuvent - à la rigueur - se targuer d’avoir donné un nouveau souffle à un roman. Bien peu peuvent se vanter d’avoir sublimé l’original. <strong>Werther</strong>, opéra en
    quatre actes composé par <strong>Jules Massenet</strong> fait incontestablement partie des heureuses variations infligées aux œuvres romanesques.<br>
    <br>
    <strong>Un roman passé au diapason</strong><br>
    <br>
    Il fallait oser s’attaquer aux souffrances du jeune Werther, exhumer de sa crypte l’incarnation même du désespoir amoureux. Retoucher Goethe, c’est un peu faire basculer l’idole,&nbsp; assaillir
    un écrit transgénérationnel dont l’universelle portée résonna si fort qu’elle conduisit des répliques du héros (bien réelles) à imiter sa destinée tragique.<br>
    L’opéra de Massenet exalte l’intensité du récit dont il s’inspire au moyen de trois modes d’expression : scénique, vocal et musical. Loin de se cannibaliser, ils tendent vers une harmonie sans
    faille.<br>
    <br>
    <img width="580" height="288" style="border: 0px solid #000000; margin: 0px 0px;" class=" noAlign" alt="decors.png" src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/decors.png"><br>
    <br>
    En dépit d’un parti-pris de fidélité au roman, il faut pourtant faire l’effort d’enfouir aux tréfonds de sa mémoire la faconde mélodieuse de Goethe. Volontairement épuré jusqu’au candide, le
    texte ne séduira pas l’oreille du poète. Car les mots sont ici un matériau, sur lequel vient se greffer le sentiment dans sa forme la plus primitive. Comme dans le roman, il n’y a pas de place
    pour les demi-teintes. Mélancolie, douleur, agonie s’échappent des lèvres de Werther tandis qu’il boit au calice de sa souffrance.<br>
    Seule exception au remaniement textuel, Massenet a conservé intacts les quelques vers issus des poèmes d’Ossian (ceux qui arrachèrent des larmes à l’impassible Charlotte) :<br>
    <br>
    <em>Pourquoi me réveiller, ô souffle du printemps ?<br>
    Demain dans le vallon viendra le voyageur<br>
    Se souvenant de ma gloire première…<br>
    Et ses yeux vainement chercheront ma splendeur<br>
    Ils ne trouveront plus que deuil et misère !<br>
    Hélas !<br>
    Pourquoi me réveiller ô souffle du printemps ?<br></em><br>
    <img class=" noAlign" style="margin: 0px; border: #000 0px solid;" alt="wherter-bis.png" src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/wherter-bis.png" width="603" height="296"><br>
    <img class=" noAlign" style="margin: 0px; border: #000 0px solid;" alt="albert.png" src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/albert.png" width="603" height="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le chant dépouille le sens du texte, mais il le dénude en lui apportant une nouvelle coloration, plus limpide. Presque absente des <em>Souffrances</em>, l’allégresse est personnifiée par Sophie,
    la sœur cadette de Charlotte à peine mentionnée dans la version littéraire. Son&nbsp;soprano rempli d’insouciance glisse sur le rideau orageux de la scène, comme une touche de lumière furtive
    déchirant le nuage sombre qui plane au-dessus de Werther.<br>
    <br>
    <strong>L’ange du devoir<br>
    <br></strong> Dans la version romanesque, la forme épistolaire ne donne au lecteur qu’un seul point de vue : celui de Werther. A travers ses lettres enflammées ou désespérées, Charlotte s’efface.
    Quand elle n’est pas représentée comme impitoyable ou cruelle, elle n’est qu’objet de passion et non être doué de raison.<br>
    <br>
    <img class=" noAlign" style="margin: 0px; border: #000 0px solid;" alt="charlotte-werther.png" src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/charlotte-werther.png" width="603" height="301"><br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <img class="CtreTexte" alt="charlotte-copie-1.png" src="http://img.over-blog.com/500x372/2/88/45/05/charlotte-copie-1.png" width="500" height="372">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Plus qu’un rôle, Massenet offre une voix à Charlotte. Et quelle voix, puisqu’il fait d’elle un mezzo-soprano ! L’importance de sa présence scénique, presque égale à celle de son pendant masculin
    permet au spectateur de la découvrir sous un nouveau jour : celui d’une femme&nbsp;écartelée entre son devoir et son amour. Charlotte y apparaît aussi intransigeante envers elle-même qu’envers
    son amant ;&nbsp; par la domination de ses élans et la résistance qu’elle leur impose, elle devient tout aussi attendrissante.<br>
    <br>
    ----------------------------------------------------<br>
    <br>
    <strong>Werther à l'opéra Bastille</strong><br>
    Mise en scène : Benoît Jacquot<br>
    Ténor : Jonas Kaufmann - Werther<br>
    Mezzo-soprano : Sophie Kock - Charlotte
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 20 May 2010 07:05:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d9d80dce043751dd76a836f719079b82</guid>
                <category>Littérature</category>        <comments>http://www.art-et-litterature.fr/article-le-chant-de-werther-44930503-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quand Homère rencontre Ulysse sur le pont des Arts]]></title>
        <link>http://www.art-et-litterature.fr/article-quand-homere-rencontre-ulysse-sur-le-pont-des-arts-40944671.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img alt="pont-des-arts-copie-1" src="http://idata.over-blog.com/2/88/45/05/Images/pont-des-arts-copie-1.jpg">&nbsp;<br>
    La revue <a title="DeliciousPaper" href="http://www.deliciouspaper.com/" target="_blank">DeliciousPaper</a> a publié ma nouvelle "Antihéros" dans son <a href=
    "http://issuu.com/deliciouspaper/docs/n07">septième opus</a> !<br>
    Imaginez une rencontre rocambolesque entre&nbsp;un parangon du&nbsp;post-modernisme et&nbsp;le héros d'un&nbsp;mythe fondateur sur... le pont des Arts !<br>
    <br>
    <img class="noAlign" height="488" alt="couverture.jpg" src="http://img.over-blog.com/357x500/2/88/45/05/Images/couverture.jpg" width="342"><br>
    <br>
    Et pour ceux qui ne connaîtraient pas (encore) cette brillante initiative, <strong>DeliciousPaper</strong> est une revue culturelle publiée tous les deux mois&nbsp;et&nbsp;gracieusement offerte à
    son lectorat.&nbsp;Composite,&nbsp;elle réunit de courts&nbsp;textes - essais ou nouvelles - proposés par des contributeurs spontanés ou des personnalités (sociologues, écrivains, essayistes ou
    philosophes).<br>
    A noter que depuis le sixième numéro est proposée une analyse de l'actualité, passée au crible&nbsp;par <a href="http://www.mediapart.fr/">Médiapart</a>, journal en ligne alternatif.<br>
    <br>
    La revue est disponible dans près de 400 adresses parisiennes, mais vous pouvez également <a href="http://issuu.com/deliciouspaper">lire&nbsp;</a>DeliciousPaper en ligne.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 16 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">901d5a2f41ace40902c3575822b8f86c</guid>
                <category>Littérature</category>        <comments>http://www.art-et-litterature.fr/article-quand-homere-rencontre-ulysse-sur-le-pont-des-arts-40944671-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Humble parade au Palais]]></title>
        <link>http://www.art-et-litterature.fr/article-humble-parade-au-palais-42011580.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <img src="http://img.over-blog.com/174x300/2/88/45/05/FernandPelez-TheDragonfly-after1870-Druet-Vizzavona-Paris.jpg" alt="FernandPelez+TheDragonfly+after1870+Druet-Vizzavona-Paris" style=
    "margin: 0px 10px 2px; border: #000 0px solid;" class="GcheTexte">C’est bien souvent en ces fastes de Noël et du jour de l’an, lorsque les cœurs sont réjouis et les estomacs repus, que nos
    pensées s’éveillent à la philanthropie. Mais, la plupart du temps, force est de reconnaître que nos yeux se détournent de la main qui mendie, de l’unijambiste claudicant, de l’impotent ou de
    l’ivrogne qui arpentent comme des mânes les corridors du métro ou hantent les trottoirs de la cité des lumières. Car la misère, dans ce qu’elle a de plus extrême, de plus insoutenable, est bien
    trop répulsive pour être regardée en face. Le malaise qu’engendre la souffrance devient si intense qu’il finit invariablement par se consumer dans le déni ; puis vient l’habitude, enfin
    l’indifférence. Il aura fallu qu’un artiste rende hommage aux déshérités, non pas pour apitoyer, ni pour culpabiliser, mais pour en faire des sujets d’expression. Il parviendra même à insuffler à
    la disgrâce une beauté pure, séraphine. Cet artiste, méconnu, s’appelle <strong>Fernand Pelez</strong>. Il vous présente, au petit Palais, sa <strong>«</strong> <strong>Parade des
    humbles</strong> <strong>»</strong>.<br>
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    Ce n’est probablement pas une coïncidence si la parade débute par une représentation du Christ, symbole mélancolique du calvaire. Ce que Pelez donne à voir ce sont des « martyres modernes », ces
    « misérables », orphelins et sans abris. A cette époque, le naturalisme vient d’éclore et la pauvreté est à la mode ; elle connaît un succès fulgurant. La littérature, d’Hugo à Zola s’en gorgera.
    Mais les mots se font prudes et quelle que soit leur justesse, oblitèrent ce que l’image exhibe avec force, âpreté, réalisme : c’est la misère vraie. Cette misère que sécrète la ville et dont la
    sanie ne se tarira pas. Plus possible d’échapper à ce qui nous meurtrit le plus : leur regard. Les yeux de ceux qui souffrent ont cette lueur de tristesse, parfois de dureté, mais toujours cette
    étincelle de dignité, leur dernier trésor.&nbsp;<br>
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    &nbsp; <img src="http://img.over-blog.com/500x288/2/88/45/05/412_vignette_PELEZ5.jpg" alt="412 vignette PELEZ5" class="noAlign">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
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    <img src="http://img.over-blog.com/300x256/2/88/45/05/062.jpg" alt="062.jpg" class="noAlign">&nbsp;<br>
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    Pelez est le seul de sa génération à peindre les bas-fonds dans leur atroce réalité. Il ira jusqu’à figurer la mort, ce voile noir qui plane comme un échafaud au-dessus des têtes d’anges ; une
    menace qui manque chaque jour de ravir leur dernier souffle. Il y a peu, si peu de différences entre cette blanchisseuse endormie, couchée à même le sol, et cette jeune femme retrouvée morte sur
    un parvis, dont seule la coloration violacée de la bouche et des doigts trahit le sommeil éternel.<br>
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    <img width="404" src="http://img.over-blog.com/500x265/2/88/45/05/93153.jpg" alt="93153" height="176" class="noAlign">&nbsp;<br>
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    <img width="406" src="http://img.over-blog.com/500x176/2/88/45/05/La_victime_-L-asphyxiee-.jpg" alt="La victime (L'asphyxiee)" height="147" class="noAlign"><br>
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    Les vaches maigres de Montmartre</strong><br>
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    Artiste enragé, Pelez participera à plusieurs reprises à la Valchacade, petit cortège dédié aux peintres démunis de Montmartre. Il est à l’origine du char principal du défilé, faisant référence à
    l’épisode biblique du veau d’or. L’espace de quelques heures, le temps se fige pour les laissés-pour-compte dont la précarité s’évapore dans le roulement de tambour, la cacophonie des rires et
    des musiques. Plus que jamais, la rue - cet asile - leur appartient.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/500x400/2/88/45/05/Pelez-Grimaces-et-mis-C3-A8res-d2.png" alt="Pelez+Grimaces+et+mis%C3%A8res+d2" class="noAlign"><br>
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    <strong><br>
    Le ballet, cache-misère des petits rats<br></strong><br>
    Tandis que les impressionnistes s’emparent de l’Opéra et ses ballerines, Fernand Pelez saisit son pinceau pour gratter l’écorce dorée du spectacle. Derrière les brocarts scintillants, dans les
    coulisses, nous sommes aux antipodes de la magie. Les petits rats, payés trois sous pour une représentation, troquent leurs oripeaux pour des tutus et des chaussons de satin. À l’abri des
    projecteurs, l’innocence se pare d’un masque sombre et les jeunes danseuses arborent un air bien pensif. Ni jeux, ni insouciance pour ces fillettes hâves et cernées, pour qui la danse devient un
    joug. Pourtant, baignées dans ce monochrome édulcoré de rose, qui les révèle en les dérobant, elles n’ont rien à envier aux ballerines de Degas.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/500x480/2/88/45/05/dancers_xir210394_hi.jpg" alt="dancers_xir210394_hi.jpg" class="noAlign"><br>
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    <img width="449" src="http://img.over-blog.com/500x488/2/88/45/05/danseuses1.jpg" alt="danseuses1" height="439" class="noAlign"><br>
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    Il fait froid en cette fin décembre et les indigents de Paris me semblèrent plus nombreux, au sortir du petit Palais.<br>
    Sans doute les voyais-je pour la première fois...<br>
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    <strong>La parade des humbles<br></strong>Petit Palais
  </p>
  <p>
    Avenue Winston Churchill - 75008 Paris<br>
    Standard : 01 53 43 40 00<br>
    Jusqu'au 17 janvier
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 29 Dec 2009 22:07:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">714a2556ac1740ac71075dc143e8e118</guid>
                <category>Expositions - Art actu</category>        <comments>http://www.art-et-litterature.fr/article-humble-parade-au-palais-42011580-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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