Le temps d'un week-end, m'échappant de la grisaille parisienne pour aller chercher dans le sud un soleil tout aussi absent, j'ai redécouvert avec plaisir les charmes d'Orange. Petite ville située à 35 km d'Avignon, Orange mérite d'être visitée pour deux raisons essentielles.

 

Tout d'abord pour la place qu'elle accorde en toutes saisons au spectacle et aux arts de rue, lui permettant de rivaliser avec sa voisine et son célèbre Festival d'Avignon.

Ensuite par la densité et la conservation exceptionnelle de son patrimoine qui étonnent et séduisent à la fois.

Ancienne cité romaine, Orange conserve les vestiges de son prestigieux passé au détour de chacune de ces ruelles. A commencer par l'Arc de Triomphe situé à l'entrée de la ville, qui constitua l'"incipit" de ma visite. Ce monument fut érigé à la gloire des fondateurs de la colonie romaine au 1er siècle. Il est orné de sculptures qui symbolisent l'écrasante victoire de l'Empire sur les troupes gauloises.

 

Mais l'attraction la plus spectaculaire d'Orange est sans conteste son Théâtre Antique, gigantesque hémicycle pouvant accueillir près de 9 000 personnes. Aujourd'hui miraculeusement intact, l'amphithéâtre ne semble pas avoir souffert du temps, rendant presque palpable les scènes issues de son histoire.
Assise au milieu des gradins, les yeux rivés vers la scène, je me suis laissée porter par le voyage temporel. Devant moi les acteurs clamaient leur texte, empruntant des masques d'effigie pour figurer l'intensité dramaturgique tandis que les gladiateurs pourfendaient l'air de leur épée d'airain.

 




Pour le visiteur curieux et audacieux, chaque ville recèle l'authenticité d'un lieu préservé des parcours touristiques formatés. Juste au cas où le hasard vous mènerait sur les traverses de la petite ville d'Orange, je vous livre son secret.

A l'écart de l'animation du centre, empruntez la Rue des Pourtoules, petite ruelle pavée nichée dans la colline. A son extrémité, vous trouverez un escalier de pierre serpentant autour des remparts du théâtre. Je vous invite à gravir ses marches sans vous décourager : la surprise est au bout du chemin...


Par Cécile - Voir les 0 commentaires

La Belle Hortense  La Belle Hortense donne rendez-vous aux amoureux des mots et du vin

A première vue, avec sa devanture bleu pastel, La Belle Hortense ressemble davantage à une confiserie qu'à une cave à vin. Alors que je franchis le seuil de ce "bar littéraire", les frontières entre les lieux s’estompent: ici, les grands crus côtoient des romans, des livres d’art, des biographies...

Comble du bonheur, la carte des vins rivalise avec la diversité des livres. Est-ce l’influence des quelques poètes improvisés accoudés au zinc, ou le simple effet de mon verre de Sancerre blanc ? Jamais l’adage « in vino veritas » ne m’était apparu aussi clairement.

Je m’attarde un instant sur les toiles colorées qui tapissent les murs de la salle. Dernière surprise, je découvre que le bar fait également office de galerie d’art, accueillant les expositions éphémères de jeunes artistes. Paulina Arroyo y expose en ce moment ses "aquarelles".

Paulina Arroyo, aquarelles




A la fois intime et convivial, le bar-librairie du Marais prouve que la lecture n’est pas un loisir solitaire. Finalement, La Belle Hortense est un peu comme le roman éponyme de Jacques Roubaud : elle réfute les étiquettes avec originalité.


La Belle Hortense
31, rue Vieille du Temple
75004 Paris
Ouvert tous les jours de 17h à 2h

Les prochains événements :
Bernard Foglino, La mécanique du Monde, signature le mercredi 14 mai à 19h30
Lecture Nicole Parisel le 21 mai à 21h00
Retrouvez l’agenda complet sur le site cafeine.com


Par Cécile - Voir les 0 commentaires

Tonino Benacquista La dernière fiction de l’écrivain revisite avec humour le genre du polar

De son propre aveu, Tonino Benacquista est un piètre lecteur. L’auteur, qui a « vu les choses avant de les lire », revendique l’influence variée des séries TV et du cinéma sur son écriture.

Malavita encore, son tout dernier roman paru le 17 avril dernier, n’est pas sans rappeler l'univers noir des Incorruptibles, série policière culte des années 60. On retrouve les personnages et l’atmosphère qui ont fait le succès du premier volet Malavita.

Ex mafieux de la pègre new-yorkaise, Blake et sa petite famille vivent désormais une existence sans histoires… ou presque. Les parents, Fred et Maggie et leurs enfants Belle et Warren sont désormais installés en France au fin fond de la Drôme.

Devenu romancier à succès, Blake exploite ses anciennes péripéties de gangster sous le pseudonyme de Lazlo Pryor. Mais confronté aux désirs d’indépendance de son épouse et à la révolte de sa progéniture en pleine crise d’adolescence, il découvre les affres d’un quotidien beaucoup plus mouvementé que prévu.

Avec cette peinture burlesque d’une famille à la dérive, Benacquista signe un pastiche réussi du roman policier. Derrière l’apparente légèreté, l’écrivain exploite avec une pointe de cynisme des thèmes plus dramatiques comme l’impossibilité de la rédemption.

Pour en savoir plus sur Tonino Benacquista et son œuvre, je vous recommande un portrait très complet sur Polar.org, le blog des Polars, et une interview sur le site d'Anous.


Par Cécile - Voir les 0 commentaires

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