Monthly Archives: avril 2008

Soif de culture

La Belle Hortense donne rendez-vous aux amoureux des mots et du vin

La belle hortenseA première vue, avec sa devanture bleu pastel, La Belle Hortense ressemble davantage à une confiserie qu’à une cave à vin. Alors que je franchis le seuil de ce « bar littéraire », les frontières entre les lieux s’estompent: ici, les grands crus côtoient des romans, des livres d’art, des biographies…

Comble du bonheur, la carte des vins rivalise avec la diversité des livres. Est-ce l’influence des quelques poètes improvisés accoudés au zinc, ou le simple effet de mon verre de Sancerre blanc ? Jamais l’adage « in vino veritas » ne m’était apparu aussi clairement.

Je m’attarde un instant sur les toiles colorées qui tapissent les murs de la salle. Dernière surprise, je découvre que le bar fait également office de galerie d’art, accueillant les expositions éphémères de jeunes artistes. Paulina Arroyo y expose en ce moment ses « aquarelles ».

Paulina Arroyo

Paulina Arroyo oeuvre

A la fois intime et convivial, le bar-librairie du Marais prouve que la lecture n’est pas un loisir solitaire. Finalement, La Belle Hortense est un peu comme le roman éponyme de Jacques Roubaud : elle réfute les étiquettes avec originalité.

La Belle Hortense
31, rue Vieille du Temple
75004 Paris
Ouvert tous les jours de 17h à 2h
Retrouvez l’agenda complet sur le site cafeine.com

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Malavita revisite avec humour le genre du polar

De son propre aveu, Tonino Benacquista est un piètre lecteur. L’auteur, qui a « vu les choses avant de les lire », revendique l’influence variée des séries TV et du cinéma sur son écriture.

MalaviTonino Benacquistata encore, son tout dernier roman paru le 17 avril dernier, n’est pas sans rappeler l’univers noir des Incorruptibles, série policière culte des années 60. On retrouve les personnages et l’atmosphère qui ont fait le succès du premier volet Malavita.

Ex mafieux de la pègre new-yorkaise, Blake et sa petite famille vivent désormais une existence sans histoires… ou presque. Les parents, Fred et Maggie et leurs enfants Belle et Warren sont désormais installés en France au fin fond de la Drôme.

Devenu romancier à succès, Blake exploite ses anciennes péripéties de gangster sous le pseudonyme de Lazlo Pryor. Mais confronté aux désirs d’indépendance de son épouse et à la révolte de sa progéniture en pleine crise d’adolescence, il découvre les affres d’un quotidien beaucoup plus mouvementé que prévu.

Avec cette peinture burlesque d’une famille à la dérive, Benacquista signe un pastiche réussi du roman policier. Derrière l’apparente légèreté, l’écrivain exploite avec une pointe de cynisme des thèmes plus dramatiques comme l’impossibilité de la rédemption.

Pour en savoir plus sur Tonino Benacquista et son œuvre, je vous recommande un portrait très complet sur Polar.org, le blog des Polars, et une interview sur le site d’Anous.

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